Quel delice de croquer a pleines dents dans ce sandwich au gout exactement pareil comme a la maison! Oui j'ai honte d'ecrire ca mais je l'avoue, je suis homesick de la nourriture, sans doute a cause de ma turista. Bon, les frites ne sont pas tout a fait aussi croustillantes, il n'y a pas de Coco Light mais quand meme, ca m'a requinquee ce MacDo! (Je n'aurais jamais cru ecrire ca un jour...)
Depuis le temps que je me trimballe d'un pays à l'autre en routarde, il était plus que temps que je partage mes bons plans, mes mauvais, mais aussi mes images et mes sensations. Ici, vous trouverez donc pêle-mêle mes photos, mes adresses préférées et un récit de mes rencontres les plus marquantes, avec les gens et leur environnement.
lundi 18 juillet 2011
1.80 euro le menu McChicken
J'ai craque. Oui je sais, c'est mal c'est honteux, horrible et je ne devrais meme pas oser l'avouer ici, devant tout le monde mais tant pis : apres une semaine de sejour au pays du poulet korma et des nans au fromage, je suis entree dans un MacDo... C'est pas de ma faute, il etait sur ma route ce matin, je l'ai VU, alors j'y ai pense toute la journee et puis bim! A 17h, n'ayant rien avale depuis le matin, j'ai pousse la porte de ce fichu Mac Do. Air climatise, odeur de friture et affichage des menus... Je me sens presque en confiance! Bon evidemment, il n'a quasiment que des burgers au poulet, vache sacree oblige. Mais ca tombe bien, mon prefere c'est le McChicken et il est la, qui m'attend!
Rickshaw madam ?!
Avant toute chose : vous etes nombreux a avoir demande les photos. Sauf que je viens de me rendre compte que je n'ai pas le cordon USB pour les telecharger sur l'ordi, il faudra donc malheureusement attendre mon retour... :-(
Alors, pour ceux qui n'on jamais mis les pieds de ce cote du monde il y a...
- Les bus, bien sur, rien que de tres classique. Sauf qu'ici on les remplit jusqu'a ne plus laisser un centimetre carre d'espace de libre. Par 40 degres a l'ombre je vous laisse imaginer l'apetissant melange d'odeurs... Sans compter ceux qui en profitent pour se coller a vous, voire pour vous prendre par la taille, des fois que vous ne seriez pas assez grande pour tenir debout toute seule (celui-la a vite regrette son geste deplace! :-)). En fait, la place ideale c'est celle qui consiste a garder un pied sur le marchepied et a se tenir aux montants de la porte (inexistante evidemment) : au moins, on respire, faut juste pas lacher!
- Les auto-rickshaws, les fierte de l'Inde. Ce sont des sortes de tricycles a moteurs avec une petite cabine pour abriter le conducteur et, derriere, les passagers. Le rickshaws est beaucoup moins cher que le taxi et, surtout, il se faufile partout sans encombres, a grands coups de klaxons (oui, ce sont les plus bruyants, de loin!). Il convient evidemment de negocier le prix de la course avant de monter dedans sinon on s'expose a des tarifs touristes. Le mieux est encore de demander a l'hotel les tarifs en vigueur.
- Venons en aux cycle-rickshaws : c'est la meme chose, sauf qu'il n'y a pas de moteur... Encore moins cher que les rickshaws, ils sont souvent conduits par des Indiens tout maigrichons dont on se demander comment ils font pour faire avancer un tel engin par une chaleur pareil. J'en ai pris deux aujourd'hui et j'avoue qu'apres avoir negocie le prix de la course j'ai eu tellement de peine que finalement je leur ai donne plus que ce qu'ils me demandaient. Le deuxieme etait tellement gentil, il a meme voulu me rendre de l'argent!
- Et puis il y a les innombrables voitures qui, on ne sait comment, parviennent a se frayer un chemin dans ce chaos, ou les pietons et les vaches ont aussi droit de cite...
Vous ne serez donc pas surpris d'apprendre que l'Inde possede apparemment les routes les plus dangereuses du monde... Bizarrement, pour l'instantm je n'ai ete temoin d'aucun accrochage!
dimanche 17 juillet 2011
Pas de cornichons a l'aeroport!
Hier, une experience hors du commun : j'ai donc pris l'avion de Srinagar, au Cachemir, jusqu'a Jaipur. Rien a dire sur le trajet ni sur les compagnies aeriennes, irreprochables et absolument pas depaysantes si l'on excepte le sari des hotesses d'Air India. En revanche, quelle aventure que le check-in a l'aeroport!
En fait ca commence bien avant l'aeroport : bouchons du centre-ville jusqu'a l'entree. Ce que l'on comprend une fois que l'on arrive a proximite: l'aeroport est plus ou moins controle par les militaires, qui ont instaure pas moins de 3 checkpoints avant meme l'entree dans l'aeroport.
La derniere barriere franchie, il faut alors sortir de la voiture, pour scanner ses bagages et passer au detecteur de metaux. Une premiere fois. Retour dans la voiture avec les babages, puis descente 500 metres plus loins a l'entre de l'aeroport, qui tient plus du hall de gare. Tout le monde crie dans tous les sens, rien n'est indique... Je finis par comprendre que je dois re-scanner mes bagages (des fois que j aie eu le temps de fabriquer une bombe artisanale depuis avec mon repulsif anti-moustiques) avant de me rendre au comptoir d'enregistrement, ou je peux enfin laisser mon gros sac.
Quant a moi, il me faut repasser par la case "touriste etranger" pour remplir un formulaire. Puis refaire la queue pour passer au detecteur de metaux et au scanner (le bagage a main)... Afin de pouvoir ensuite faire la queue pour entrer en salle d'embarquement!! Ou l'on me demande d'aller faire fouiller mon sac par d'autres militaires. Qui trouvent tout de meme le moyen de me confisquer mon repulsif anti-moustiques!!! Oui, ici les pinces a epiler sont autorisees mais pas les anti-moustiques ni les cornichons (j'en avais pas, mais c'etait ecrit sur le panneau a l'entree!).
Bref, une fois la procedure terminee et le tampon obtenu, je dois aller identifier mon sac a dos! Oui, identifier le bagage que j ai enregistre tout a l'heure. Globalement il s'agit juste de le pointer du doigt et de dire que c'est bien le mien.
Apres 1h30 d'attente dans une salle d'embarquement bondee (mais securitaire hein, ca doit!), nous pouvons enfin grimper a bord de l'avion... Non sans etre passes UNE NOUVELLE FOIS au detecteur de metaux et a la fouille!! A mon avis, je viens de prendre le vol le plus securitaire du monde! :-)
Bon treve de plaisanterie si les conditions sont aussi strictes c'est que le Cachemir est souvent la cible d'attentat car le Pakistan et l'Inde se disputent cette region. La tension est palpable mais franchement, je ne me suis pas sentie du tout en danger et la region est vraiment jolie et depaysante. Il faut juste etre averti.
De l'usage du klaxon en Inde
Ah, s'il y a une chose qui me semble bien superflue et particulierement encombrante en Inde ce sont... Les klaxons... HORNS! Pour une raison que je ne parviens toujours par a m'expliquer, TOUS les conducteurs, taxis, rickshaws, motards, cycle-rickshaws et pratiquement les pietons s'ils pouvaient ADORENT klaxonner. Oui, ils adorent ca, je ne vois que ca pour expliquer le fait qu'il utilisent le klaxon environ toutes les 5 secondes, sans aucune raison. Car j'ai bien observe et la pratique ne semble vraiment correspondre a aucun imperatif : pas de tournant, pas de doublement, pas de danger, pas de croisement... Vraiment, j'ai juste l'impression que ca les amuse.
Le probleme c'est que moi (et les touristes en general), ca m'amuse pas du tout. Tentez d'imaginer le meme bruit strident repete a des milliers d'exemplaires et en permanence. Ca porte sur les nerfs, non?
Naviguer en pagode sur le Lac Dal...
Bon, apres 28 h de bus cauchemardesques, la journee suivante s est revelee bien plus enthousiasmante ! Apres un reveil legerement tardif, Teri et moi avons decide de louer une Shikara, une sorte de pagode, pour faire un tour sur le fameux lac, apparemment la perle du Cachemir. Et effectivement ca vaut le detour (bon peut etre pas les 28h de bus, tout de meme)! Tous ces bateaux-maisons alignes sur le lac, les fleurs de lotus, les oiseaux exotiques et les marchands ambulants qui se promenent en canoe... Un vrai depaysement reposant et bienvenu!
Apres deux heures au bord de l'eau, direction le jardin botanique : autre jolie surprise, ce jardin bien entretenu et arbore est d'un caaaaalme! Presque destabilisant par rapport a l agitation du centre-ville, ou nous ne tardons pas a nous retrouver pour tenter d acheter un billet de bus. Acheter un billet de bus en Inde releve a peu pres autant du parcours du combattant que si vous tentiez de faire main basse sur une action au cours super avantageux. Non pas que j'aie jamais essaye, mais c'est l'image qui me vient : plein de gens qui crient, s'engueulent et se bousculent, voire se tapent dessus, totu ca pour acheter un billet de bus et passer 12 heures sur un siege inconfortable??! Une fois n'est pas coutume : je decide que j'ai (presque) les moyens de m'offrir un billet d'avion! Demain je pars pour Jaipur, au Rajhastan!
Au retour sur la peniche, notre hote nous fait la conversation pendant un moment. Abdul a herite ces peniches de sa famille, il a du commence a travailler tres jeune, quand son pere est mort. Aujourd'hui, toute la famille met la main a la pate et c'est d'ailleurs le petit Adil, une douzaine d'annees, qui nous a guidees un peu partout ces jours-ci (ce sont les vacances scolaires ici aussi!).
Dodo sur le houseboat ou decidement on dort tres bien, berce par les flots et malgre (ou grace a) l'orage.
jeudi 14 juillet 2011
Jour 2 : c est parti pour 15 h de bus ? Ah non, pardon : 28 !!
Bon, je me suis laissee convaincre de partir pour Srinagar, au Cachemire. Il parait que c est un super endroit pour faire un trek. Et mes compagnons de route me persuadent aussi de prendre le bus plutot que l avion : 10 fois moins cher et "seulement" 15h de trajet.
Evidemment, au moment d embarquer, on realise que l'Indien qui a soi-disant negocie les billets pour nous a en fait essaye de nous rouler de 350 roupies chacune. Heureusement on s en apercoit a temps et il a l air tout penaud quand il doit nous rendre les sous! C est ce qui s appelle se faire prendre la main dans le sac.
Ce qu on avait pas vu venir par contre, c est que le trajet n est pas de 15 h mais de 22h, nous annonce le chauffeur... Au final, je vous passe les details, mais on atteindra Srinagar apres... 28 h de trajet!!!
Un chemin d autant plus long pour moi que pour la premiere fois depuis que je voyage, une magnifique turista se declenche apres quelques heures de trajet! La totale, vraiment, avec crampes d estomac et necessite d aller aux toilettes toutes les deux minutes! Ce qui s avere d autant moins evident... qu'il n'y a pas de toilettes dans le bus! La situation ne fait que s aggraver au fil des heures et bientot Teri, ma compagne de route, va demander au chauffeur de s arreter expres pour moi! Cette fois, j avoue que les gens dans le bus sont plutot sympas : ils me donnent des conseils, ne rechignent pas a s arreter et vont meme jusqu a me chercher des medocs a la pharmacie! Mais j avoue que je n avais jamais vecu un trajet aussi penible!
Sans compter les enbouteillages pleins de klaxons, l absence de ventilos et le fait que nous sommes assises sur les sieges du fond d un bus dont les amortisseurs laissent a desirer!
Le soulagement de l arrivee est de courte duree : l Indien qui avait reserve nos billets voulait aussi nous envoyer dormir sur le boat house de son oncle et nous ne voulions pas, trop cher! L ennui c est que le rabatteur en question est la, qui nous attend avec un petit panneau. Quand on lui explique qu on ne veut pas aller avec lui, il se fache tout rouge et parvient meme a s enguirlander avec d autres rabatteurs, au point qu un policier touristique vient s en meler et nous force presque a monter dans un rickshaw avec notre rabatteur pendant qu un type qui essayait de nous aider se fait pratiquement embarquer alors que le pauvre n avait rien fait!
Bonjour l arrivee! Bon finalement tout est bien qui finit bien : comme on fait vraiment la gueule, le type accepte de nous faire un super prix et on atterrit sur une peniche immense dont nous sommes les deux seules locataires pour environ 3 euros la nuit!! C est vraiment tres mignon : tous les touristes logent sur des peniches sur le lac et l on se deplace en petits bateaux a rame... Sur le lac plein de nenuphar... Une pause bucolique bien agreable, au final!
mardi 12 juillet 2011
De la moquette a l aeroport de New Delhi
Voila, c est reparti : cette annee je m attaque a l Inde du Nord ! Oui bon d accord, en juillet, en Inde, c est la mousson, certes. Mais l on me dit que la mousson du Nord reste vivable. Pour l instant, ca se verifie, je n ai pas encore eu droit a une seule goutte de pluie ! IL ferait meme presque soleil et, surtout, tres tres chaud...
Le choc culturel survient au sortir de l aeroport (qui ne se distingue des autres aeroports internationaux que par la moquette coloree qui tapisse le sol) : c etait pas marque dans le guide du routard mais, ici, on conduit a gauche. C est vraiment, j aurais pu m en douter vu le passi britannique du pays, mais ca ne m etait pas venu a l esprit. Bon, de toute facon il est heureux que je n aie pas loue de voiture ici : les feux rouge ne semblent etre la que pour la decoration... De meme que le reste de la signalisation. En ville, les rickshaws et les charettes se melent a la circulation pour donner une sorte de cacophonie vraiment surprenante.
Arrivee a l hotel non moins depaysante : sur un registre du 19e siecle, mon arrivee est notee, mon passeport est photocopie et l on me conduit a ma "chambre". Disons que les standards de proprete, notamment en termes de salle de bains, ne sont pas tout a fait les memes... Mais on survit finalement et je parviens meme a capter le CNN anglophone indien. Vous avez deja essaye de comprendre des Indiens qui parlent anglais? Ils ont un accent a peu pres aussi fort que les Francais, c est dire!
Le choc culturel survient au sortir de l aeroport (qui ne se distingue des autres aeroports internationaux que par la moquette coloree qui tapisse le sol) : c etait pas marque dans le guide du routard mais, ici, on conduit a gauche. C est vraiment, j aurais pu m en douter vu le passi britannique du pays, mais ca ne m etait pas venu a l esprit. Bon, de toute facon il est heureux que je n aie pas loue de voiture ici : les feux rouge ne semblent etre la que pour la decoration... De meme que le reste de la signalisation. En ville, les rickshaws et les charettes se melent a la circulation pour donner une sorte de cacophonie vraiment surprenante.
Arrivee a l hotel non moins depaysante : sur un registre du 19e siecle, mon arrivee est notee, mon passeport est photocopie et l on me conduit a ma "chambre". Disons que les standards de proprete, notamment en termes de salle de bains, ne sont pas tout a fait les memes... Mais on survit finalement et je parviens meme a capter le CNN anglophone indien. Vous avez deja essaye de comprendre des Indiens qui parlent anglais? Ils ont un accent a peu pres aussi fort que les Francais, c est dire!
Jour 1 a Delhi : reveil tardif et repas a l indienne, avec un de ces fameux thali : du riz et diverses sauces plus ou moins epicees pour l accompagner. Le tout pour moins de 2 euros. Je sens que je vais aimer ce pays (evidemment, je ne savais pas encore ce qui allait m arriver!)
C'est parti pour une la decouverte de la ville. Premiere etape la gare centrale. Mais qu est ce qui m a pris de commencer par ca?? Prenez l episode le plus stressant de votre vie, multipliez le par dix : vous y etes. La gare grouille litterallement de monde, Indiens et touristes qui s agitent ou s entassent dans tous les sens. Apres 3 minutes, je renonce ne serait ce qu a trouver mon chemin, la chaleur suffocante ayant raison de ma determination, tout comme le faux garde de l entree qui tente de me convaincre que l office de reservation des tickets se trouve a l exterieur de la gare... C est fou, pendant cette premiere journee a Delhi, on aura tente de me faire prendre des vessies pour des lanternes une bonne demi-douzaine de fois. Merci le Guide du Routard, de m avoir si bien mise en garde !
Bon, j ai quand meme reussi a aller voir le Fort Rouge dans l apres midi : un endroit magnifique, fais de palais, de mosquees et d un grand jardin... Calme et reposant comme je n aurais pas cru que cela pouvait exister a Delhi.
Un detour par la grande mosquee m offre une nouvelle deconvenue : des escrocs a l entree tentent de nous extorquer 200 roupies alors que l entree est gratuit... Mais bon, une fois a l interieur, cela vaut le coup d oeil : sobriete et lignes elegantes... Decidement, les mosquees m emeuvent beaucoup plus que les eglises, je ne sais pas pourquoi.
Le soir au resto, je rencontre une Americaine et un Indien sympas: rendez-vous pour le petit dejeuner, histoire de voir si on peut partir dans le Nord ensemble!
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